« Tout l’honneur de notre maison repose en vous »

Les deux filles de Victor Bonnet, Clara et Maria, furent le dernier point d’attache entre Claude-Joseph Bonnet et son fils exilé. Leur éducation fait l’objet d’un attention particulière tant de la part du patriarche que de celle de leurs parents. Extraits de correspondances.

C.J. Bonnet à ses petites-filles Clara et Maria, Lyon le 16 avril 1865, en ce grand jour de la fête de Pâques.

J’apprends que vous vous portez bien, que vous êtes contentes au Pensionnat ; que vous faites de votre mieux pour bien apprendre ; voilà des choses toutes bonnes ; votre père, votre mère, qui vont vous voir, ne manquent pas de vous engager à faire de votre mieux, vous êtes de vraies bonnes élèves, toutes dociles à la volonté de vos maîtresses, qui sont toutes dévouées pour votre bien ; j’appuie de tout mon cœur ce qu’on vous dit à cet égard ; aimer, respecter ses maîtresses, porte de bons fruits pour toute la vie, celles qui ont été de bonnes élèves, en vérité, Dieu les bénit, c’est un grand indice que leur avenir y gagnera, qu’elles en éprouveront les bons effets ; cela ne se perd plus, on le garde à jamais.

Papiers Pointet, lettre de C.J. Bonnet à ses petites-filles Clara et Maria, au pensionnat de la Présentation Notre Dame à Saint-Nicolas (Waas), Belgique.

 Lettre de C.J. Bonnet à son fils Victor à Anvers, Lyon le 11 juin 1865.

J’apprends avec grand plaisir ce que tu m’écris par ta lettre du 15 mai, de Clara et Maria, qu’elles sont aimées dans leur Pensionnat ; vous recevez d’elles les meilleurs bulletins de leurs caractères et de leur conduite, c’est chose précieuse, il n’y a rien de si désirable qu’une bonne conduite, c’est la plus grande des consolations, la joie des parents ; qui de plus prépare un heureux avenir. Elles arrivent à une belle époque de la vie, enrichies de bonnes dispositions, de bons sentiments, c’est fort consolant.

Papiers Cossieu

A Clara et Maria (après que leur mère les ait conduites à Lyon, sur l’invitation du grand-père) :

… Recevez nos embrassements de chacun, embrassez tous nos parents pour nous, soyez l’honneur de votre mère par votre bonne tenue et votre gentillesse ; faites aimer votre père, votre mère, vos frères et sœurs en vous faisant aimer vous-mêmes ; tout l’honneur de notre maison repose en vous.

Chères Clara et Maria,

… Je veux un peu vous rappeler vos devoirs ; aimez-vous bien toutes deux. Soyez remplies de charité pour les personnes qui vous entourent ; et toi, Clara, je te recommande de voir que Maria se tienne droite ; met-elle quelquefois ses brassières ? aprenez-vous le maintien à l’école ? ayez soin d’avoir toujours un ouvrage de commencé, comme un tricot ; quand il vous manque un crochet à votre robe, remettez le vous-mêmes ; c’est votre maman qui vous aime qui vous dit cela.

Papiers Cossieu, lettres de Victor et de Marie Bonnet, Anvers 28 sept. et 9 déc. 1865.

« Unissons nos efforts pour terminer la révolution »

Dans cette missive adressée à leurs adhérents de Jujurieux, les Jacobins d’Ambérieu appellent « le peuple » à ne pas tomber dans le « piège » d’une « ardeur turbulente » et prônent une attitude « ferme et tranquille ». Société des Amis de la Constitution d’Ambérieu aux citoyens de Jujurieux affiliés à la Société. le 7 avril 1791 Frères et amis

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